#DÉPARTEMENT DE SEINE-SAINT-DENIS – Un 1er Comité Logistique pour trouver des solutions opérationnelles

Évacuation des déblais par convoyeurs à bande, Clichy © Siaap

© APUR

Vendredi 10 janvier 2020, le Département de la Seine-Saint-Denis organisait son premier Comité Logistique, réunissant élus, constructeurs et opérateurs du territoire afin de réfléchir à la mise en place de solutions opérationnelles dans le domaine de la logistique urbaine, et plus particulièrement dans la logistique des chantiers.

Dans son introduction, Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis, a rappelé les enjeux nationaux et locaux de la logistique urbaine. Le changement des habitudes de consommation (explosion du e-commerce), une réglementation contraignante mais également des enjeux environnementaux croissants poussent à une prise en compte accrue du thème du transport de marchandises et de déchets. Le sujet de la logistique est également important en termes d’emploi et d’économie, puisqu’elle représente 17% de l’emploi en Seine-Saint-Denis, véritable porte d’entrée nord de la logistique francilienne, et 10% de son PIB. La concomitance entre les chantiers en cours et à venir et l’importante congestion routière souligne pour Stéphane Troussel la nécessité pour les acteurs du Département de se saisir des sujets de la logistique urbaine et de la livraison du dernier kilomètre.

La Seine-Saint-Denis va en effet connaître une importante dynamique dynamique de construction dans la prochaine décennie. Aux nombreuses opérations engagées sur le territoire (ZAC, renouvellement urbain, Action cœur de ville) s’ajoutent les chantiers liés à la construction du Grand Paris Express (un tiers des nouvelles gares seront situées dans le 93) et à la livraison des Jeux de Paris 2024. Comme le souligne une étude de l’APUR publiée en janvier 2019, l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques peut accélérer l’innovation durable dans le domaine de la logistique des chantiers.

Plusieurs solutions visant à réduire et optimiser les flux de chantiers pourraient ainsi être inventées sur le territoire à l’occasion des Jeux de Paris 2024, et répliquées dans une logique d’héritage. Ces solutions peuvent se structurer selon quatre axes :

  • L’évolution des modes d’acheminement. Le cumul des travaux et la réduction de capacité sur les axes routiers de la Seine-Saint-Denis devraient renforcer une congestion routière déjà importante, et nécessitent le développement de la logistique fluviale et ferroviaire ;
  • Le déploiement d’une nouvelle organisation des chantiers. L’accent est mis sur une plus grande anticipation, voire une mutualisation des différents chantiers présents sur le territoire. Le développement de centrales à béton sur site, de plateformes interchantiers ou de réemploi sont autant de solutions permettant de réduire le nombre de camions devant livrer chaque chantier ;
  • L’innovation dans le domaine du BTP et de la construction. Afin de limiter la production de déchets et donc la logistique des chantiers, des techniques de construction plus durables et économiques en matériaux peuvent être développés, comme la construction modulaire ou préfabriquée, l’utilisation de matériaux biosourcés ou encore le réemploi et la valorisation de déchets présents sur site en économie circulaire ;
  • L’intégration de la logistique dans les nouveaux quartiers en construction. Une meilleure anticipation des opérations urbaines en cours et à venir sur le territoire séquano-dionysien doit permettre de libérer du foncier sur ces opérations pour y installer des espaces dédiés à la logistique.
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