#3 questions à Sarah Ourahmoune, championne olympique, entrepreneuse multi-engagée et marraine d’ESS 2024

06/03/2020

Sarah Ourahmoune OLY (@SarahOurahmoune) | TwitterVous êtes une grande défenseuse de la place des femmes dans le sport. Quelles sont les actions en cours ou à venir avec les fédérations pour permettre aux femmes, adolescentes et jeunes filles, d’accéder à la pratique sportive ? 
Aujourd’hui beaucoup de disciplines, comme la boxe par exemple, font trop peu de place aux femmes. Il faut ouvrir les clubs aux filles, dès le plus jeune âge, pour susciter l’envie, les former et en faire des championnes. Il faut aussi encourager les grandes compétitions féminines pour valoriser les femmes et donner envie à toutes de pratiquer un sport, leur montrer qu’il est possible d’accéder à un haut niveau, quelque soit son sexe et le sport que l’on souhaite pratiquer. En tant que vice-présidente du CNOSF, la mixité dans le sport est un sujet majeur que l’on développe depuis plusieurs années, en collaboration avec d’autres comités nationaux olympiques européens.
C’est aussi un sujet dont s’est emparé Paris 2024 en axant une partie de sa stratégie « Bouger + » envers les jeunes filles pour leur permettre d’accéder plus facilement à la pratique sportive.

Vous porté le programme DIRIGEANTES pour que les femmes dans le sport s’entraident, se conseillent et se préparent à devenir les têtes pensantes de demain. Une conférence avait notamment lieu ce lundi. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce réseau et ses principales actions pour promouvoir l’égalité femmes-hommes dans le milieu sportif ?
Le programme DIRIGEANTES a été créé en janvier 2020 par le CNOSF. Il a un double objectif : soutenir la féminisation des instances dirigeantes sportives et valoriser l’engagement des femmes dans le sport. Il allie des ateliers et des conférences ouvertes à toutes et tous, qui se veulent des moments de partage d’expérience, avec des interventions d’experts et de mise en réseau. Dans le même temps, une douzaine de femmes au potentiel plus élevé a été isolée. Pour celles-ci, le but est de les faire élire au sein des bureaux des fédérations ou même de viser la présidence. Parallèlement on compte beaucoup sur le Ministère des Sports qui entend faire voter une loi limitant à trois le nombre de mandats pour la présidence d’une fédération. Cela pourrait permettre aux femmes d’accéder plus facilement à certains fauteuils. Un quota de mixité dans les conseils d’administration des instances est aussi envisagé.

Comment les acteurs de l’ESS peuvent aider à promouvoir l’égalité femmes-hommes via la pratique sportive ?
Par les valeurs de solidarité, d’inclusion et de partage qu’ils défendent d’une part, mais aussi via le large tissu associatif militant pour l’égalité femmes-hommes d’autre part. Pendant la semaine olympique et paralympique par exemple (organisée par les Ministères de l’Education et des Sports en partenariat avec Paris 2024) qui a lieu une fois par an dans toutes les écoles de France), ces associations oeuvrent auprès des enfants et des jeunes pour les sensibiliser à ces questions.
ESS 2024 veillera notamment à ce que ces acteurs soient largement représentés en vue des Jeux de Paris 2024 !

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